Cette deuxième livraison de la revue En Jeu. Histoire et mémoires vivantes est consacrée à un sujet jusque-là négligé : l'histoire des erreurs historiographiques. Si, depuis longtemps, les spécialistes d’histoire des sciences physico-mathématiques ont intégré l’analyse des erreurs à leurs recherches... Read More
Cette deuxième livraison de la revue En Jeu. Histoire et mémoires vivantes est consacrée à un sujet jusque-là négligé : l'histoire des erreurs historiographiques. Si, depuis longtemps, les spécialistes d’histoire des sciences physico-mathématiques ont intégré l’analyse des erreurs à leurs recherches, une telle approche n’existe guère en historiographie. Une telle démarche est pourtant susceptible d’ouvrir de nouvelles perspectives notamment pour la compréhension du fonctionnement du champ de la recherche historique.
Le dossier propose des analyses théoriques de la notion d’erreur, saisie dans sa diversité sémantique par le philosophe Stefan Goltzberg, puis étudiée dans le cadre précis de l’historiographie par l’historien Olivier Lévy-Dumoulin. Ensuite, plusieurs études empiriques ont été conduites sur des erreurs dans l’historiographie des grands conflits contemporains, de la répression et des massacres de masse au XXe siècle : l’erreur commise par Olga Wormser-Migot sur l’existence des chambres à gaz homicides dans les camps de Mauthausen et Ravensbrück (Thomas Fontaine et Bertrand Hamelin), le cas discuté de l’interprétation du silence du pape Pie XII dans la pièce de théâtre Le Vicaire de Rolf Hochhuth (Muriel Guittat-Naudin), l’exploitation des erreurs historiographiques par le négationniste Robert Faurisson Valérie Igounet) et le silence supposé à propos du génocide juif dans l’immédiat après-guerre (Sébastien Ledoux). Sur ce dernier thème, ce dossier propose également un entretien avec François Azouvi, auteur du Mythe du grand silence, ouvrage qui offre un regard renouvelé sur les mémoires de la Seconde Guerre mondiale.
Soucieuse de s’adresser aussi aux enseignants d’histoire du secondaire ainsi qu’aux didacticiens, la revue inaugure dans ce numéro une chronique des enjeux d’histoire scolaire, sous la responsabilité de Laurence De Cock et Charles Heimberg. La première chronique est consacrée à l’intérêt d’aborder en classe ce problème des erreurs historiographiques.
Avant-propos
Circonstances, parcours et enjeux
Première partie
Révolution électrique et révolution ferroviaire dans le Grand Sud-Ouest.
Des enjeux à l'éclosion (1902-1918)
Chapitre 1
L'enjeu de la contestation et du renouvellement des concessions hydroélectriques dans le grand Sud-Ouest. Culture technique, capital immatériel et légitimité des entreprises concessionnaires
Chapitre 2
L’émergence d’un système productif hydro-électrique (des années 1890 à 1918)
Conclusion
Deuxième partie
Révolution électrique et révolution ferroviaire dans la deuxième révolution industrielle (1919-1945)
Chapitre 3
La fièvre de la houille blanche dans le grand Sud-Ouest (1919-1945)
Chapitre 4
Les combats de la modernité électrique (1919-1945)
Chapitre 5
Le déploiement concret d’un système électrique ferroviaire
Conclusion
Troisième partie
Révolution électrique et révolution ferroviaire à l’apogée de la deuxième révolution industrielle (1945-2001)
Chapitre 6
Les formes et effets de la cohabitation avec Edf (seconde moitié des années 1940)
Chapitre 7
Le renouveau des investissements
Chapitre 8
La Shem s’affirme en pme énergéticienne (1981-2001)
Chapitre 9
Une entreprise confrontée à son devenir juridique
Quatrième partie
Révolution électrique et révolution ferroviaire dans la troisième révolution industrielle (2002-2015)
Chapitre 10
La Shem résolue, malgré les aléas stratégiques et idéologiques (2002-2012)
Chapitre 11
La préservation du capital de compétences hydro-électriques
Chapitre 12
La Shem face à la contestabilité des concessions hydroélectriques (2010-2015)
Conclusion
Conclusion générale
Table des tableaux
Index
Remerciements