La pensée herméneutique de Dilthey

Entre néokantisme et phénoménologie
n° 13
Première édition

Bien que la pensée de Dilthey relève d'une philosophie de la vie, son intention de prolonger la philosophie kantienne par une « critique de la raison historique » a souvent été réduite au projet épistémologique de fonder la spécificité des sciences de l'esprit dites aussi humaines ou sociales. Autrement dit, cette spécificité tiendrait à l'instauration d'une différence d'ordre méthodologique entre expliquer et comprendre. Et dans une telle perspective, Dilthey élargirait à la sphère des productions sociales et historiques l'herméneutique générale fondée par Schleiermacher qui avait lui-même étendu son objet de l'interprétation des textes à la compréhension langagière.À l'encontre d'une telle réduction, les écrits diltheyens de la dernière décade du dix-neuvième siècle montrent que sa philosophie de la vie se caractérise par sa dimension herméneutique, dimension qui donne également son sens à ses travaux d'historien. Élaborée conjointement à ses recherches relatives à l'esthétique, cette herméneutique conduit à jeter les bases d'une nouvelle logique et, sur le fond d'une critique des catégories de la logique traditionnelle, à penser les catégories susceptibles de saisir la vie.Une double confrontation s'est avérée décisive pour l'élaboration d'une telle philosophie herméneutique : celle, pratiquement incontournable à l'époque, avec le courant philosophique alors prédominant, à savoir le néokantisme. Celle, plus tardive, avec la phénoménologie husserlienne. Si Dilthey est l'un des premiers à avoir salué les Recherches logiques de Husserl, leur impact sur sa pensée ne peut pas plus être méconnu que l'impact de leur rencontre sur les travaux ultérieurs de Husserl. Leur réception réciproque constitue du même coup le premier moment d'une confrontation entre herméneutique et phénoménologie qui sera également déterminante dans le déploiement de la pensée de Heidegger au cours des années vingt.

Jean-Claude Gens, Maître de conférence à l'Université de Bourgogne a co-dirigé l'édition des cours de Jules Lagneau (CRDP, 1996) et La Rhétorique : enjeux de ses résurgences (Ousia, 1998). Ses travaux portent sur l'histoire de la philosophie allemande et en particulier de l'herméneutique. Traducteur de Gadamer (Langage et vérité, Gallimard, 1995) et de Franz Brentano (Gallimard, à paraître), ses derniers ouvrages concernent la biographie intellectuelle de Karl Jaspers et la réception heideggérienne de Dilthey (à paraître chez Vrin).

Livre broché - 21,80 €

Spécifications


Éditeur
Presses Universitaires du Septentrion
Partie du titre
Numéro 13
Auteur
Jean-Claude Gens,
Collection
Opuscules | n° 13
ISSN
02962454
Langue
français
Catégorie (éditeur)
Septentrion Catalogue > Savoirs et systèmes de pensée > Philosophie, herméneutique, philologie
Catégorie (éditeur)
Septentrion Catalogue > Savoirs et systèmes de pensée
Date de première publication du titre
2002

Livre broché


Date de publication
05 janvier 2012
ISBN-13
978-2-7574-0226-9
Ampleur
Nombre de pages de contenu principal : 247
Code interne
1284
Format
16 x 24 cm
Poids
355 grammes
Prix
28,00 €
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

Google Livres Aperçu


Sommaire


Préface

Introduction

Partie I : Francis Ponge ou l'olivier
Chapitre 1
Racines et premières feuilles : 1898 – 1923
Chapitre 2
1923, l'année du chagrin
Chapitre 3
Tensions avec Paulhan, ambivalence à l'égard du surréalisme
Chapitre 4
Aux Messageries Hachette
Chapitre 5
Ponge et la Seconde guerre mondiale
Chapitre 6
Aux sources d'une esthétique picturale chez Francis Ponge
Chapitre 7
Texte / images / politique

Partie II : Eugène de Kermadec, peintre de l’obscurité (1899-1976)
Chapitre 1
Éléments biographiques
Chapitre 2
Esthétique
Chapitre 3
Comment la nouvelle esthétique de Kermadec trouve un écho dans
Le Parti pris des choses de Francis Ponge
Chapitre 4
Lucette
Chapitre 5
L’OEuvre méconnue

Partie III : Ponge et Kermadec, face à face
Chapitre 1
Autour du Verre d’eau
Chapitre 2
Le Verre correcteur