Cet ouvrage collectif se propose d'interroger l’actualité de la morale laïque tout en la resituant à sa juste place dans l’histoire de l’école républicaine. Lire la suite
« Dans l'ensemble des publications portant sur la laïcité dans son histoire et son actualité, les ouvrages consacrés à la morale laïque se comptent sur les doigts d’une main. Dans ce paysage, Ecole, morale laïque et citoyenneté aujourd’hui vient combler un manque. La morale laïque a laissé dans la mémoire collective la trace d’une morale simplette et conservatrice. L’investigation historique montre au contraire que l’ambition éducative portée par la morale laïque à la fin du XIXe siècle a été autrement plus ambitieuse : elle soutenait la volonté d’éduquer et de former l’homme et le citoyen de l’avenir, l’individu émancipé de toute tutelle extérieure, en particulier religieuse. Dans le cadre républicain et démocratique qui était celui de la fin du XIXe siècle, la morale laïque scolaire a été ainsi une réponse au besoin de morale commune au principe de la citoyenneté. Ce besoin est toujours le nôtre à l’heure où la généralisation de l’éducation à la citoyenneté en milieu scolaire, à travers ses incertitudes, ne fait que rendre plus manifeste encore le besoin d’une éducation morale à l’Ecole.
La récente et spectaculaire réintroduction d’une instruction civique et morale dans les programmes de l’école primaire en est la traduction. Elle est aussi une invitation à relever le défi de la morale laïque. C’est ce que se proposent les contributions réunies dans ce volume qui interrogent, chacune à leur manière, les conditions d’une morale laïque pour aujourd’hui, suggérant des clés de compréhension et d’action. »
Arbeiterkultur – actes du colloque de l'AGES (2010)
I – L'âge d'or du mouvement ouvrier : une politique éducative, culturelle forte dans le prolongement du combat politique
Travail intellectuel et travail manuel. La réflexion de J. Dietzgen, ouvrier philosophe, Françoise Willmann (Nancy).
La social-démocratie allemande sous les lois antisocialistes : le parti de la culture, Anne Deffarges (Clermont II).
De la sociabilité locale à l’échelle internationale : pertinence, enjeux et limites d’une étude comparée des cultures ouvrières des bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais et de la Ruhr, Rachel Genvo (Lyon).
La danse et la culture « rythmique » comme moyens d’action sur le travailleur autour de 1900, Olivier Hanse (Saint-Etienne).
Arbeiterkultur und Arbeiterbildung im Roten Wien 1918-1934 : Anpassung an die bürgerliche Tradition oder Arbeiterkultur? Jürgen Doll (Paris XII).
Vienne la Rouge et la politique de logement social, Anne-Marie Corbin (Rouen).
Le défi révolutionnaire de l’art populaire : théories et enjeux d’une culture populaire anti-bourgeoise chez Walter Benjamin, Christine Schmider (Nice).
II – Pratiques culturelles en RDA
« Schreibende Arbeiter in der DDR », Rüdiger Bernhardt (Bergen – bis 1987 Leiter des Zirkels schreibender Arbeiter in Leuna, Vorsitzender der Zentralen Arbeitsgemeinschaft schreibender Arbeiter der DDR).
Rummelplatz de Werner Bräunig : les limites d’une littérature ouvrière en RDA, Carola Hähnel- Mesnard (Lille III).
Wolfgang Hilbig (1941-2007) ou l’impossible identité d’écrivain-ouvrier, Bénédicte Terrisse (Paris IV).
Renaissance d'une culture ouvrière ou imposition d'un modèle idéologique? Le groupe "Die Fähre" (Halle), Patrice Neau (Nantes).
Musique populaire et culture ouvrière en RDA, Hélène Yèche (Poitiers).
Du jardin ouvrier au jardin familial est-allemand : de la culture ouvrière à la culture précaire, Anne-Marie Pailhès (Paris-Nanterre).
III – Littérature ouvrière à l’Ouest
Culture ouvrière et relations amoureuses dans Kasimir und Karoline de Ödön von Horváth, Aline Le Berre (Limoges).
Hans Sachs et le théâtre ouvrier au XXe siècle : une réception paradoxale, Florent Gabaude (Limoges).
Esprit de la classe ouvrière, es-tu là ? La lutte des classes dans le théâtre post-dramatique, Gérard Thiériot (Lille III).
Vom Dortmunder « Gruppe 61 » zum « Werkkreis Literatur der Arbeitswelt », Alfred Strasser (Lille III).
In deutsche Küchen de Biondi : le milieu ouvrier, espace d’intégration ou lieu d’exclusion ? Marion Dufresne (Lille III).
IV –Questions d’identité et d’intégration de la classe ouvrière, évolution vers les questions de mémoire et la culture du souvenir.
« Arbeiterkultur versus Massenkultur » : table ronde
- Ursula Bitzegeio (Archiv der sozialen Demokratie, Bonn)
- Klaus Tenfelde (Bochum)
Sortir du prolétariat. Mutations de la « classe ouvrière » ouest-allemande dans le « miracle économique » (1950-1973), Hélène Miard-Delacroix (Paris IV).
Participation et intégration en France et en Allemagne : quel rôle pour les organisations du monde ouvrier ? Julien Sellier (Amiens).
Le traitement des friches industrielles en France, en Allemagne. Michel Deshaies (Nancy).
Caractéristiques de la langue propre à la classe ouvrière, Norbert Dittmar (FU Berlin).
Les pronoms de solidarité dans le discours revendicatif d'ouvriers français et allemands, Cyrille Granget (Nantes).
V – Croisement des disciplines et des méthodes dans la construction d’une thèse en études germaniques : Table ronde des doctorants
« Sociologie et germanistique : que peut apporter l’enquête de terrain à la discipline ? », Julien Sellier (Amiens)
« Croiser l’Histoire avec la littérature mondiale pour écrire une monographie de littérature allemande contemporaine d’un point de vue diachronique», Bénédicte Terrisse (Paris IV).
« La périodisation de l’œuvre d’Arp (poétique et plastique) comme préalable méthodologique à l’analyse de sa poésie tardive », Agathe Mareuge (Paris III).
« l’étude du sous-titrage de film ou comment appréhender des interactions intra- ou extrafilmiques », Eve Vayssière (Paris IV).
« Constitution et gestion d’un corpus oral en (socio-)linguistique germanique », Britta Jallerat (Paris IV).
« Combiner plusieurs aires culturelles et approches disciplinaires dans une recherche de civilisation allemande », Elise Lanoë (Lille III).