La pauvreté est là. Comme un fait brut qui ronge toute société et toute conscience. Elle n'exige nulle preuve ni démonstration. À travers les âges, elle se manifeste sous différentes figures, tour à tour exaltées ou honnies. Notre modernité ne fait pas exception. La croissance économique, les systèmes de redistribution, la programmation de la société, les réalisations prométhéennes de la science n’ont pas permis de la vaincre. Obstinément, malgré la diffusion constante du progrès matériel et à l’encontre de nos convictions qui nous portent à croire qu’elle serait un objet théorique maîtrisé, elle persiste et résiste – obscure, accusatrice, énigmatique...
Dossier critique
Les Jeunes Filles de Henry de Montherlant
Études réunies par Jean-François Domenget
Louis Baladier : Modernité des Jeunes Filles : de quelques aspects de la technique narrative
André Blanc : Le roman par lettres dans la série des Jeunes Filles
Romain Lancrey-Javal : Les Jeunes Filles ou la description en quarantaine
Pierre Danger : Les Saintes Écritures,
Sabine Hillen : Pour une poétique de Montherlant : le discours incompris des Jeunes Filles,
Patrick Brunel : Les dépendances de Costals
Pierre Duroisin : Pierre Costals, grand maître du bestiaire
Jean-François Domenget : Pourquoi la lèpre?
Jean-Louis Garet : Scandaleuses Jeunes Filles
Romans 50/90
Hans-Joachim Müller : Écriture féminine et intertextualité : essai d'une lecture critique d'Anankè (1979) d'Hélène Cixous
Lectures étrangères
Marie-France David : Héliogabale, figure du désordre
La revie littéraire
Paul Renard : Léon Werth : un romancier qui rejette le roman