L'image colorée et lumineuse a joué un rôle important dans la transmission du message chrétien autour de l'an Mil. La beauté s'allie à l’idéal renaissant de la paix et de la justice à travers les illustrations du Codex d’Egbert de Trèves et de... Lire la suite
Le mythe des terreurs apocalyptiques de l'an Mil repris et amplifié par les romantiques a donné du premier millénaire une image sanglante, obscure et partielle. Dans l'univers ottonien, alors centre du monde, ce fut tout un projet de société fondé sur la paix et la justice qui s'élabora. L'Église participa activement à cette réforme en définissant un modèle de société fondé sur l’entraide et le secours mutuel. Elle s’efforça également dans le cadre de la vita apostolica, de valoriser l’action des laïcs afin de les conduire sur le chemin du salut.
Les anecdotes angoissantes de Raoul Glaber ont souvent masqué les images lumineuses données aux « simplices et docti » par des maîtres anonymes dans la peinture, l’architecture et les arts pour la compréhension des Évangiles. Cet enseignement dans son mode opératoire psycho-pédagogique visait à expliquer les mystères de la Foi, les enraciner au cœur des hommes afin de les aider tout au long de leur vie à progresser dans l’espérance de la Résurrection.
L’Evangéliaire de l’archevêque Egbert de Trèves, un manuscrit de la fin du Xe siècle, classé récemment dans la « Memory of the World » en illustrant par des images claires le texte sacré participa de ce mouvement tout autant que les mêmes fresques mise en scène sur les murs de l’église paroissiale de la Reichenau. C’est une véritable renaissance qui se développe accueillant les multiples apports esthétiques et théologiques du premier millénaire latin et byzantin pour ouvrir de nouvelles perspectives dans la transmission de la foi en Europe, y compris sous la forme adaptée du Héliand. L’évangéliaire lillois de Saint-Mihiel (XIe-XIIe siècle) illustre la continuité et l’évolution de cette forme d’enseignement.
L’histoire de la communication s’enrichit ici de l’une de ses plus belles pages et permet d’en faire un paradigme pour traiter des problèmes soulevés par l’utilisation de l’image, pour rejoindre dans une dimension philosophique et spirituelle, la complémentarité du Beau et de la Vérité.
Introduction. Les métropoles soumises à des transformations socio-spatiales
Paul Cary et Sylvie Fol
Partie I
Concepts et mesures
Processus et formes socio-spatiaux des villes : une contribution au débat
Pedro de Almeida Vasconcelos
Une radiographie des territoires de la ville. Les social surveys anglaises du XIXe siècle et les prémices de la sociologie urbaine
Jacques Rodriguez
Portée et limites des indicateurs statistiques de fragmentation et de ségrégation
Jean-Michel Wachsberger
La ville dense et ses habitants
Olivier Piron
Partie II
Contextes
La fragmentation : un nouveau regard sur la ville brésilienne ?
Michaël Chétry
Les classes moyennes vues à travers leur lieu de résidence : le cas de La Molina, dans la périphérie de Lima.
Émilie Doré
La Havane après 1989 : vers une ville post-socialiste ?
Marie-Laure Geoffray
Le migrant mozambicain, citadin interstitiel du Johannesburg post-apartheid
Dominique Vidal
Partie III
Impact des institutions
Croissance urbaine, fragmentation politique et crise économique dans la Vallée Intérieure de la Californie
Hugo Lefebvre
Recettes identiques, impacts contrastés : la planification stratégique à Lille et à Recife
Ana Maria Melo
« Bien loger » à Paris : les politiques de l'habitat à l'épreuve de la fragmentation métropolitaine
Maud Le Hervet
Démantèlement d’un bidonville rom à Saint-Denis : enjeux politiques et projet de relogement
Marianne Hérard
Partie IV
Acteurs et contournements
Les effets des malls sur la ségrégation socio-spatiale.
Paul Cary
D’un quartier ouvrier de « banlieue rouge » ségrégué à un espace post-tayloriste en voie de « mixité sociale »
Éric Marlière
Vivre ensemble à Lille-Fives. Des liens sociaux à l’épreuve d’un territoire en mutation
Samira Belbachir, Clémence Bienvenu, Caroline Bert Délé, Gaëlle Duchaussoy et Mohamed-Raouf Rahmania
Conclusion : Ségrégation et fragmentation, de quoi et au nom de qui parle-t-on ?
Marion Carrel