Livre épuisé
Constitué dans les années 60, l'équipe "Révolution Française" a déjà eu l'occasion de présenter ses premiers travaux (en 1968). Très vite, les index mauels sur les discours de Robespierre et de Saint Just ont permis de dépasser les méthodes intuitives alors en vigueur dans la lecture des textes. C'est alors que l'équipe prit une double orientation: - D'une part, le recours au principe de la perforation mécanographique (permmettant le traitement exhaustif, en ordinateur, du vocabulaire d'un corpus de textes) a entraîné l'indexation d'une série de textes révolutionnaires et pré-révolutionnaires (Discours de Robespierre en 1793-1794, Cahiers de Doléances, "Père Duchesne" d'Hébert...). Index alphabétiques, index hiérarchiques, matrices de répartition des forme servent à l'expérimentation des méthodes quantitatives mises au point et/ou utilisées par le Laboratoire. - D'autre part, après une première période de recherche essentiellement axée sur la méthode des champs sémantiques (période féconde comme en témoigne une série de travaux fait à Nanterre), une partie de l'équipe s'est orientée vers les méthodes d'analyse d'énoncé. Le lecteur trouvera dans le Bulletin du Centre d'Analyse du Discours - Année 1975 - des exemples de chacune de ces directions de recherche. Dès maintenant, l'équipe "Révolution Française" tente d'unifier cette double perspective, d'articuler lexicométrie et analyse d'énoncé. Ce travail d'unification n'a de sens que sur la base d'une réflexion théorique qui, loin de tout éclectisme, triera au clair les implications de ces deux méthodes d'analyse du discours.
Dossier critique
Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
Etudes réunies par Yves Baudelle
Henri Godard : Céline à l'agrégation), p. 5
Philippe Muray : C’est tout le roman ce quelque chose, p. 9
Jean-Pierre Giusto : Louis-Ferdinand Céline ou le dangereux voyage, p. 19
Michel P. Schmitt : Un texte méchant, p. 31
Gianfranco Rubino : Le hasard, la quête, le temps dans le parcours du moi, p. 43
Philippe Bonnefis : Viles villes, p. 57
Denise Aebersold : Goétie de Céline, p. 71
André Derval : La part du fantastique social dans Voyage au bout de la nuit : Mac Orlan et Céline, p. 83
Judith Karafiath : Les héritiers indignes de Semmelweis : médecins et savants dans Voyage au bout de la nuit, p. 105
Isabelle Blondiaux : La représentation de la pathologie psychique de guerre dans Voyage au bout de la nuit, p. 105
Philippe Destruel : Le logographe en délit, p. 117
Yves Baudelle : L’onomastique carnavalesque dans Voyage au bout de la nuit, p. 133
Catherine Rouayrenc : De certains « et » dans Voyage au bout de la nuit, p. 161
Günter Holtus : Les concepts voyage et nuit dans Le Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline, p. 171
Lectures étrangères
Marc Hanrez : Céline, Sand, Shakespeare, p. 191
Etude de la nouvelle
Marie Bonou : Histoire d’un crime : La Nuit hongroise, p. 197
Romans 20/90
Yves Reuter : Construction/déconstruction du personnage dans Un homme qui dort de Georges Pérec, p. 207