Les dernières mines françaises de charbon ferment en 1990 dans le Nord-Pas-de-Calais, en 2004 en Lorraine. C'est la fin de la « civilisation du charbon », aux rudes effets économiques et sociaux. Au même moment, émerge pourtant une réflexion innovante qui ambitionne d’inventer le futur des anciens bassins charbonniers.
Alors que, pendant plus de 200 ans, le charbon a été la principale source d’énergie et le puissant moteur de la croissance économique à travers le monde, la désindustrialisation progressive des bassins houillers constitue un choc pour les populations comme pour les territoires, souvent traumatisés. Alors même que l’État (central et/ou local), le « marché » et les différents acteurs de la société peinent à retrouver un équilibre leur permettant de jouer pleinement leur rôle. Des initiatives, à toutes les échelles, surgissent et renouvellent le rapport des hommes à leur territoire.
Reprenant à leur compte le concept de « résilience » popularisé par Boris Cyrulnik, une trentaine de chercheurs en sciences sociales (historiens, géographes, économistes, aménageurs, sociologues, anthropologues, archivistes…) relèvent le défi et font de ces territoires de la mine un terrain d’analyses et d’expériences. Selon les cas, ils examinent les pratiques à l’œuvre dans le passé, dressent le bilan des actions publiques et privées menées avant comme après la fermeture des puits, comparent les situations d’un pays, d’un continent à l’autre, proposant autant de pistes pour l’avenir.
Introduction
1re Partie
Les règles d'un jeu politique transnational
Le temps de la formation politique
Le temps des premiers pas politiques contre le régime de Leguía (1919-1923)
L'émergence de résistances locales et transnationales contre Juan Vicente Gómez
Les logiques de l’action
La fabrique intellectuelle de l’anti-impérialisme latino-américain (1926-1930)
Le tournant idéologique de 1930
Les reconfigurations idéologiques en temps de Guerre froide (1948-1962)
2e partie
Emergence, professionalisation et institutionnalisation politique en exil
Émergence et reconstruction de réseaux sociaux en exil
Le réseau égocentré de Haya de la Torre (1924-1930)
Le réseau égocentré de Rómulo Betancourt (1928-1930)
Deux réseaux égocentrés en temps de crise et de réorganisation politique
L’institutionnalisation politique de forces contestataires en exil
De la dispersion aux politiques d’exil (1923-1939)
L’extension de l’arène politique locale (1948-1957)
Les discours des « Gardiens du temple »
La construction des symboles de l’aprisme
La construction d’une continuité générationnelle par Rómulo Betancourt (1948-1956)
3e partie
Du réseau au système d’action transnational
L’émergence d’un système d’action transnational (1924-1935)
L’APRA comme espace politique inter-organisationnel
L’émergence d’un réseau de coopération institutionnelle
La consolidation d’une famille politique (1948-1962)
La mise en place d’un réseau de résistance et de lutte contre les dictatures
La revue Combate comme vitrine populaire apriste
Conclusion
Annexe 1 – Glossaire
Annexe 2 – Chronologie
Sources
Bibliographie générale