John Milton (1608-74), formidable poète avec le Paradis perdu, fut aussi un prosateur hors pair. A l'époque de la révolution anglaise, il rédige une série de pamphlets qu'il voit néanmoins comme l'« oeuvre de sa main gauche », où il couvre les... Lire la suite
John Milton (1608-74), formidable poète avec le Paradis perdu, fut aussi un prosateur hors pair. À l'époque de la révolution anglaise, il rédige une série de pamphlets qu'il voit néanmoins comme l'« oeuvre de sa main gauche », où il couvre les divers champs de la liberté : liberté religieuse, liberté personnelle ou domestique, liberté civile.
Ce livre se propose d'analyser les mécanismes fondamentaux de la pensée miltonienne, l'influence mutuelle de la théologie, définie comme « l'étude de l'Écriture », et du politique, au sens large d'organisation de la Cité. Les exemples ou principes scripturaires exploités par Milton servent-ils d'argumentaire à sa politique ? Et / ou sa théologie vient-elle cautionner des idées préétablies sur la polis ?
L'étude ira de la liberté individuelle à la liberté politique. Milton privilégie-t-il la théologie lorsqu'il se penche sur la vie privée pour prouver que le divorce se justifie en cas d'incompatibilité d'humeur ? Quand il aborde le problème culturel, qu'il s'agisse de préconiser « une éducation libérale et généreuse » ou de défendre la liberté de la presse, d'acquérir ou de transmettre le savoir, Milton cherche-t-il seulement une base théologique afin de soutenir un projet politique ? Quand il traite la cause ecclésiastique pour affirmer son antiprélatisme ou prôner la séparation des deux sphères, Milton s'appuie-t-il sur des arguments strictement théologiques jusqu'à dégager l'Église du politique ? Enfin, au moment où il envisage le gouvernement de l'État, sa théorie du pouvoir érigée sur le salut du peuple, son apologie du tyrannicide ou son républicanisme avéré dans « une démocratie frugale & autonome », marquent-ils la fin d'une logique théologique au profit d'une argumentation politique ? Cela ferait de Milton, héritier de l'humanisme de la Renaissance, le précurseur des philosophes du siècle des Lumières.
Danielle LECOQ Place et fonction du désert dans la représentation du monde au Moyen Age
Jean-Marc BESSE Pétrarque sur la mpontagne: les tourments de l'âme déplacée
Dominique de COURCELLES Quand le désert se fait poème: figure du désert dans l'œuvre de Jean de la Croix
Marie-Christine GOMEZ-GÉRAUD Peregrinus in eremo. Le lieu du désert dans les récits des pèlerins de la Contre-Réforme
Marie-Madeleine FRAGONARD Déserts romanesques et dévotion aisée
Hubert BOST Le désert des huguenots: une poétique de l'épreuve
Jacques BERCHTOLD La tentation du désert dans La Nouvelle Héloïse
Philippe ANTOINE Les déserts de Chateaubriand: la scène d'une écriture
Philippe RÉGNIER Les saint-simoniens au désert: désir d'arabité et quête d'un espace prophétique au lendemain de 1830 Chantal DAGRON Déserts sublimes. Variations et contrepoints Sophie BASCH Égyphe, 1900-1930. Le sable et les cendres
Guy BARTHÈLEMY Le Démon de l'absolu: métamorphoses de la chez Malraux et Laurence
Philippe BERTHIER L'évêché des sables. Sur Théodore Monod