Après l'ère du soupçon, voici l’ère néolibérale, qui met le monde en coupe réglée, l’organise à sa façon, manage les « ressources humaines » comme elle gère matières premières et sources d’énergie. Face à une telle coercition, que peut la littérature ? Lire la suite
Après l'ère du soupçon, voici l’ère néolibérale, qui met le monde en coupe réglée, l’organise à sa façon, manage les « ressources humaines » comme elle gère matières premières et sources d’énergie. Face à une telle coercition, que peut la littérature ?
C’était la question de Sartre dans les années cinquante, c’est à nouveau celle des écrivains contemporains. Évocations du monde du travail, romans d’usine et d’entreprise se multiplient sous la plume de François Bon, Didier Daeninckx, Thierry Beinstingel, Nicolas Bourriaud, Lydie Salvayre, Jean-Charles Massera, Michel Houellebecq…
Mais s’agit-il encore d’engagement de la littérature en ce début de XXIe siècle, alors que les idéologies sur lesquelles fonder cet engagement se sont effondrées ? Une œuvre qui parodie le discours néolibéral, qui recourt à la satire ou à l’ironie comme à autant de protestations désenchantées, qui met en scène licenciements et délocalisations sans construire de discours pour en rendre compte, peut-on la dire engagée ?
Par delà la définition sartrienne de l’engagement, cet essai convoque le discours économique et managérial, les théories postmodernes et néolibérales auxquelles s’affronte la littérature actuelle. Il interroge sa manière d’en traiter, ausculte les formes nouvelles inventées à cet effet, et montre comment, entre implication sociale, posture d’auteur et dispositifs inédits, les écrivains inventent les voies d’une nouvelle critique sociale.
Préface
Pierre Louis Dubois
Introduction – De la GRH à la RSE : retour sur un parcours de recherche
Les apports de Julienne Brabet
Anne Dietrich, Frédérique Pigeyre, Corinne Vercher-Chaptal
Partie 1
Diriger la thèse chemin faisant : entre compagnonnage et explicitation d'une vision du monde
Chapitre 1
Le fil de la thèse : l'importance du compagnonnage dans l'épreuve du doctorat
Denis Coëdel
Chapitre 2
Comprendre l'industrie des marchés financiers : comment faire parler le terrain ?
Faycel Benchemam
Chapitre 3
L'encadrement doctoral ou le récit d’une aventure partagée
Géraldine Galindo
Partie 2
Quels cadres épistémologiques pour des sciences de gestion responsables ?
Chapitre 4
Faut-il encore parler de paradigmes en sciences de gestion ?
Didier Cazal
Chapitre 5
Quelques réflexions épistémologiques d’un vieux comptable
Yves Dupuy
Chapitre 6
Faut-il repenser aussi la gestion internationale des ressources humaines ?
Yves-Frédéric Livian
Chapitre 7
Les sciences de gestion face aux grands constats socioéconomiques contemporains : pour une éthique de l’engagement responsable du chercheur
Jean-François Chanlat
Partie 3
Approche systémique et dimension idéologique de la gestion
Chapitre 8
Économie industrielle, gestion du travail et relations professionnelles : une mise en relation apte à désenclaver la GRH
Jocelyne Barreau
Chapitre 9
Chaînes globales de valeur, modèles de GRH et responsabilité sociale d’entreprise
Florence Palpacuer
Chapitre 10
La grande firme à l’heure du néo-fordisme
Une « bureaucratie marchande »
Amélie Seignour
Chapitre 11
Le new public management ou la gestion malade de la société
Gérald Naro
En guise de conclusion
Les auteurs