« L'Allemagne est notre patrie, l'Europe unie est notre avenir » : en cette nuit historique du 3 octobre 1990, qui scelle l’unification, le chancelier Kohl engage solennellement le pays en déclarant que le destin de l’Allemagne unifiée était l’Europe... Read More
« L'Allemagne est notre patrie, l'Europe unie est notre avenir » : en cette nuit historique du 3 octobre 1990, qui scelle l’unification, le chancelier Kohl engage solennellement le pays en déclarant que le destin de l’Allemagne unifiée était l’Europe. Vingt ans ont passé et les doutes se font jour : l’Allemagne n’est-elle pas entrain de recouvrer ses propres intérêts en les défendant de façon égoïste ? Bien ancrée dans l’aventure européenne, faut-il néanmoins craindre la (re)naissance d’un Sphinx ? Et quel futur pour l’Europe ?
Si l’unification apparaît, aujourd’hui, comme un événement plus ou moins banal, ses effets le sont beaucoup moins. Avec le recul historique et l’ouverture progressive des archives diplomatiques, on s’aperçoit que pour les quatre (anciennes) puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale le processus d’unification n’a pas été un « long fleuve tranquille ». De plus, avec l’unification et la chute du Rideau de fer, l’Europe a connu un bouleversement géopolitique majeur, à travers, notamment, l’avènement de l’euro (sur le modèle du deutschemark) et celui de l’Union européenne et son élargissement (sous impulsion allemande).
Les éminents spécialistes des questions allemande et européenne, qui ont participé à cet ouvrage, persistent et signent : l’Allemagne se situe toujours au centre de l’intérêt européen.
Dossier critique
Derborence de Charles Ferdinand Ramuz
Études réunies par Christian Morzewski
Christian Morzewski : Derborence (1934) de C.F. Ramuz (1878-1947) ou l'écriture du désastre, p. 5
David L. Parris : « Triste et doux dans la tête », p. 17
Sandrine Prisset-Malod : L'imaginaire de la montagne dans Derborence : de la montagne ouranienne maléfique à la montagne mère chtonienne, p. 29
Catherine Verdonnet : Pour une approche du tragique dans Derborence, p. 45
Jean-Louis Pierre : Le référent et son traitement (légende, temps, espace), p. 57
Angela Calaprice : Dépaysement et « repaysement » de l'être : Derborence et la Sainte-Victoire, p. 65
Gérard Poulouin : Exprimer et agrandir, p. 81
Anne-Cécile Pottier-Thoby :Derborence ou le chant de la Nouvelle Alliance, p. 99
Christian Morzewski : C.F. Ramuz : éléments de bibliographie, p. 113
Romans 20/50
Valérie Catelain : La musique dans l'œuvre romanesque de Julien Green : une porte ouverte sur l'absolu, p. 117
ROMANS 50/90
Yves Charnet « Devenir un homme ». Figures du fils dans L'Orphelin de Pierre Bergounioux, p. 129
Lectures étrangères
Florence Godeau : Les vaines espérances : la faillite des valeurs héroï-ques dans L'Éducation sentimentale et la Marche de Radetzky, p. 145
Cinéma
Maddalena Mendolicchio : La technique cinématographique dans Manhattan Transfer, p. 157
La revie littéraire
Bernard Alluin : … Et Compagnie de Jean-Richard Bloch, p. 169