« L'Allemagne est notre patrie, l'Europe unie est notre avenir » : en cette nuit historique du 3 octobre 1990, qui scelle l’unification, le chancelier Kohl engage solennellement le pays en déclarant que le destin de l’Allemagne unifiée était l’Europe... Lire la suite
« L'Allemagne est notre patrie, l'Europe unie est notre avenir » : en cette nuit historique du 3 octobre 1990, qui scelle l’unification, le chancelier Kohl engage solennellement le pays en déclarant que le destin de l’Allemagne unifiée était l’Europe. Vingt ans ont passé et les doutes se font jour : l’Allemagne n’est-elle pas entrain de recouvrer ses propres intérêts en les défendant de façon égoïste ? Bien ancrée dans l’aventure européenne, faut-il néanmoins craindre la (re)naissance d’un Sphinx ? Et quel futur pour l’Europe ?
Si l’unification apparaît, aujourd’hui, comme un événement plus ou moins banal, ses effets le sont beaucoup moins. Avec le recul historique et l’ouverture progressive des archives diplomatiques, on s’aperçoit que pour les quatre (anciennes) puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale le processus d’unification n’a pas été un « long fleuve tranquille ». De plus, avec l’unification et la chute du Rideau de fer, l’Europe a connu un bouleversement géopolitique majeur, à travers, notamment, l’avènement de l’euro (sur le modèle du deutschemark) et celui de l’Union européenne et son élargissement (sous impulsion allemande).
Les éminents spécialistes des questions allemande et européenne, qui ont participé à cet ouvrage, persistent et signent : l’Allemagne se situe toujours au centre de l’intérêt européen.
Introduction
1re Partie
Les règles d'un jeu politique transnational
Le temps de la formation politique
Le temps des premiers pas politiques contre le régime de Leguía (1919-1923)
L'émergence de résistances locales et transnationales contre Juan Vicente Gómez
Les logiques de l’action
La fabrique intellectuelle de l’anti-impérialisme latino-américain (1926-1930)
Le tournant idéologique de 1930
Les reconfigurations idéologiques en temps de Guerre froide (1948-1962)
2e partie
Emergence, professionalisation et institutionnalisation politique en exil
Émergence et reconstruction de réseaux sociaux en exil
Le réseau égocentré de Haya de la Torre (1924-1930)
Le réseau égocentré de Rómulo Betancourt (1928-1930)
Deux réseaux égocentrés en temps de crise et de réorganisation politique
L’institutionnalisation politique de forces contestataires en exil
De la dispersion aux politiques d’exil (1923-1939)
L’extension de l’arène politique locale (1948-1957)
Les discours des « Gardiens du temple »
La construction des symboles de l’aprisme
La construction d’une continuité générationnelle par Rómulo Betancourt (1948-1956)
3e partie
Du réseau au système d’action transnational
L’émergence d’un système d’action transnational (1924-1935)
L’APRA comme espace politique inter-organisationnel
L’émergence d’un réseau de coopération institutionnelle
La consolidation d’une famille politique (1948-1962)
La mise en place d’un réseau de résistance et de lutte contre les dictatures
La revue Combate comme vitrine populaire apriste
Conclusion
Annexe 1 – Glossaire
Annexe 2 – Chronologie
Sources
Bibliographie générale