L'objectif est d’étudier les enjeux d’une phénoménologie de l’écoute dans l’expérience musicale comprise comme un « jeu avec les forces », permettant de faire l’épreuve de soi et de « s’entendre voir ». Read More
Si comme le pensait Nietzsche, « les hommes supérieurs se distinguent par le fait qu'ils entendent infiniment plus », Bachelard figure parmi ces esprits pour qui penser et sentir est une seule et même chose.
L’objectif de ce livre n’est pas tant de découvrir en ce philosophe un musicien que d’étudier les enjeux d’une phénoménologie de l’écoute dans l’expérience musicale qui permet de faire l’épreuve de soi, de « voir et entendre, ultra- voir et ultra-entendre, s’entendre voir et s’entendre écouter» (Bachelard). Cette conception est le fruit d’une activité créatrice intense, qui se déploie dans la musique de manière privilégiée et répond à une autre logique, fondée sur des critères éthiques et non forcément artistiques.
Porteuse d’intersubjectivité, cette « esthétique concrète » n’a qu’une seule exigence: le degré de vie de l’œuvre qu’il s’agit de transmettre. C’est dire la relation qu’a tout art avec la musique quand celle-ci est conçue comme un « jeu avec les forces », animé par un orchestre invisible, sis en chacun de nous. Cela renvoie au concept de « santé », appréhendé ici comme la capacité à « nourrir sa vie » et à l’entretenir grâce à l’exercice quotidien de la lecture active et de la pratique artistique. Il appartient au musicien qui « entend par l’imagination plus que par la perception » (Bachelard), de nous apprendre à sentir et à penser le monde, soumis aujourd’hui à une dé-perception au profit de la sensation qui conduit à une crise des modalités du lien.
Dossier critique
Les Epées et Le Hussard bleu de Roger NImier
Etudes réunies par Marc Dambre
François-Jean Authier : « Les Épées bleues » : décentrement, implosion et totalisation du narratif dans Les Épées et Le Hussard bleu, p. 5
Paul Dirkx : À cheval sur la littérature et la politique : les hussards Roger Nimier et François Sanders, p. 17
Carine Fluckiger : Le dialogue selon Roger Nimier : une arène, un champ de bataille, p. 29
Julien Bzowski : La politique de Roger Nimier : entre goût de la provocation et esprit de sérieux, p. 39
Stéphane Chaudier : Nimier et Proust, p. 51
Marc Dambre : Sur le manuscrit du Hussard bleu de la Bibliothèque Nationale de France, p. 63
Petr Kylou‡ek : La poétique implicite de Roger Nimier ?: pour une relecture du Hussard bleu et des Épées, p. 73
Ralph Schoolcraft : Roger Nimier et le Gaullisme d'après Les Épées, p. 83
Jacques Lecarme : François Sanders : « C'est un milicien qui parle », p. 91
Clément Sigalas : Lecture du chapitre II de « La Conjuration » (Les Épées, première partie).
La revie littéraire
Paul Renard : Maurice Sachs ou la fascination de l'abjection, p. 115
Lectures étrangères
Alison Boulanger : Un art de contrebande : travestissement et interpré-tation du sens dans Blanche ou l'oubli d'Aragon et Feu pâle de Nabokov, p. 127
Romans contemporains
Wolfgang Asholt : Un théâtre romanesque ? Le cas d'Yves Ravey, p. 139
• ROMAN ET CINÉMA :
François Berquin : Un mauvais souvenir de Pierre Alferi, p. 149
Gianfranco Rubino : Le cinéma de Toussaint, p. 161
Comptes rendus p. 171