Cet ouvrage contribue, à partir d'études de cas empruntées au passé de la France et de l'Allemagne, à une réflexion sur les problèmes que pose la transition de la guerre à la paix. Il aborde la question: comment construire la paix à partir d'un angle d'attaque qui fait la part belle à la dimension confessionnelle, dont on sait l'importance -et l'ambivalence- pour la représentation des conflits comme pour la construction de la paix dans l'espace germanique et, dans une moindre mesure, dans l'histoire de la nation française. Il retrace l'évolution qu'ont connue, au fil de quatre siècles, les réflexions sur la guerre et la paix en France et en Allemagne, et il analyse les causes intérieures et extérieures de la fragilité des paix. Un accent est d'abord mis sur les traités de paix de Westphalie qui ont comblé les lacunes de 1555 et offert des garanties juridiques fondamentales. Puis les auteurs montrent comment l'inadéquation s'est creusée, au XVIIIe et au XIXe siècle, entre les théoriciens de la paix et les chantres des conflits, l'adversaire devenant, d'hérétique ou rebelle, l'ennemi de la nation. Les divergences entre chrétiens pacifistes et adeptes d'une forte présence militaire ont alors incité certains protestants à distinguer de plus en plus la sphère privée de la sphère publique. Cette distinction se retrouvera même chez des résistants au Troisième Reich et sera également, pendant la Guerre froide, au coeur des débats entre adeptes ou détracteurs du réarmement.
Préface
Introduction générale
Première partie
LA CONFRERIE, UN ELEMENT DE LA DEVOTION
DES VILLES, vers 1450 – vers 1520
Chapitre Ier
Un premier apogée des confréries au début du XVIe siècle
A. – La chronologie des fondations
Le discours à l'origine des confréries
B. – Les confréries et l'Eglise
Les évêques et les confréries
Le rôle du clergé régulier
Confréries, clergé séculier et paroisses
Chapitre II
Les « bonnes oeuvres » confraternelles : Piété et charité
A. – Une norme commune : la messe
B. – Les formes variées de la piété communautaire
Des sermons pour instruire
Geste processionnel, geste confraternel
Vers une individualisation et une privatisation de la piété
C. – La charité, première vertu des confrères
La charité envers les morts
La charité envers les vivants
Chapitre III
Faire communauté
A. – Les banquets et la fête
Des banquets au banquet
La fête sommet de la communion confraternelle
B. – Des sociabilités organisées
Les officiers de la confrérie
Une fonction d'honneur, le bâtonnier
La dimension économique des confréries urbaines
C. – Les membres des confréries
Sens et réalité du nombre des confrères
Le visage social des confréries
Les modalités du recrutement
Conclusion de la Première Partie
Deuxième partie
LE RENOUVEAU ET LA SECONDE FLORAISON
DES CONFRERIES, vers 1520 – vers 1750
Chapitre IV
Les confréries entre crise et mutation,
v. 1520 – v. 1600117
A. – La confrérie en question, v. 1520 – v. 1540
L'intervention des évêques
Une promotion sélective de la confrérie
B. – Vers un nouveau modèle de confraternel, v. 1540 – v. 1560
L'émergence des confréries de dévotion
Des confréries de transition
C. – Le temps des Ligueurs, v. 1560 – v. 1600
Le soutien renouvelé de l'Eglise institution
Des confréries de dévotion remparts contre « l'hérésie »
L'automne du réseau confraternel traditionnel
Chapitre V
Du temps des couvents au triomphe de la paroisse, 1600 – 1750149
A. – A l'origine du renouveau
Les aspirations et les réseaux dévots
Succès des confréries régulières dans la première moitié
du xviie siècle
Le triomphe de la paroisse après 1660
B. – Les confréries dans la cité
La société confraternelle,
un élément de la société urbaine
Confréries, espace et temps urbain
Chapitre VI
Un outil de formation du chrétien intérieur
A. – Une manière d'entrer en dévotion
La nécessité d'articuler dévotion intérieure et dévotion extérieure
La prédications, support traditionnel de la dévotion
Le livret au service d'une dévotion plus personnalisée
B. – Dévotion rénovée et apport spirituel
Accueillir les richesses de l'Eglise
Une école de prière
Conclusion de la Deuxième partie
Troisième partie
LES CONFRERIES AU CŒUR DE LA TRANSITION
RELIGIEUSE, vers 1750 – vers 1830
Chapitre VII
Les critiques des Lumières
A. – Les signes du déclin
De nouvelles remises en cause de la confrérie
Des conséquences mais sélectives
B. – Les signes de la vitalité
Des confréries prospères
Les défenseurs de la confrérie
Chapitre VIII
De la confrérie effacée à la confrérie retrouvée
1790 – 1829
A. – Confréries et Révolution
L'étouffement progressif du réseau confraternel, 1790 – 1792
Le décret de suppression et ses conséquences
B. – Le temps du rétablissement, 1801 – 1814
A Châlons, des renaissances sans évêque
Un fort contraste entre Reims et Troyes
C. – Le nouvel élan de la Restauration, 1815 – 1829
Chapelets et confréries du sacré Coeur
Les associations de mission
Chapitre IX
Les confréries et la reconstruction du catholicisme
1801 – 1829
A. – Les nouveaux associés
Réunir « ce qu'il reste de vrais chrétiens »
Au service de la restauration d'une sociabilité catholique
B. – Entre tradition et renouveau chrétien : piété et instruction
Une piété de l'essentiel
Devoir de s'instruire et morale chrétienne
C. – Des oeuvres de reconquête catholique
Un moyen d'affirmer la primauté de la charité chrétienne
Des « auxiliaires » du clergé
Conclusion de la Troisième partie
Conclusion Générale
Sources
Bibliographie
Document Annexes
Textes
Cartes