Il s'agit ici d'une relecture de deux romans du « premier Perec », parus en 1965 et 1967, que l'auteur concevait comme un diptyque et pour lesquels il aurait souhaité en 1975 une édition commune, dans une collection de poche. Si l'on en croit Georges Perec, son premier roman, Les Choses, était consacré aux « lieux de la fascination mercantile », tandis que le second volet du diptyque, Un homme qui dort, se vouait par contraste aux « lieux de l'indifférence ».
À cette époque, l'auteur n'a pas encore adhéré à l’Oulipo (l’Ouvroir de Littérature potentielle) qui fera, avec sa veine autobiographique, son succès critique. C’est ainsi un Perec moins étudié auquel le volume se consacre pour s’intéresser aux ambitions et aux réussites d’une période où l’auteur soumet son œuvre aux exigences d’un « réalisme critique », emprunté à la sociologie marxiste de Georg Lukacs.
Le volume est composé de sept contributions. Il a fait appel à des spécialistes de l’œuvre de Georges Perec et fait place au témoignage de Paulette Perec, l’épouse de l’auteur à l’époque. Il comporte également une bibliographie exhaustive des éditions et traductions des Choses jusqu’en 1982 (année de la mort de l’écrivain).
La dimension physique de la vertu
Thomas Bénatouïl
Le stoïcisme ou le matérialisme impossible
Jean-Joël Duhot
La prohairesis chez Épictète : décision ou « personne morale » ?
Jean-Baptiste Gourinat
« Vivre en accord avec la nature » ou « vivre en accord avec Zénon » ?
Gilbert Romeyer Dherbey
Sur les polémiques des anciens stoïciens
Daniel Babut
Cratès, la fourmi et l'escarbot : les cyniques et l’exemple animal
Olimar Flores-Júnior
Comptes rendus
Bulletin bibliographique