
La transition écologique, énoncée au Sommet de Rio+20, inscrit au cœur des agendas des États et des collectivités la volonté de mise en œuvre simultanée de plusieurs objectifs – réduction des émissions de gaz à effet de serre, promotion des énergies renouvelables – tout en interrogeant nos besoins. En France, cette question s'est focalisée sur la problématique de la transition énergétique.
Loin de faire consensus, cette notion donne néanmoins naissance à une recrudescence de solutions techniques de verdissement (rénovation des bâtiments, éco-conception des produits, revalorisation des déchets…) dont l’apogée se retrouve dans la promotion des démarches « intelligentes » – smart – à l’échelle des réseaux et des villes. Or, d’autres modèles d’efficacité ou de sobriété énergétique ne pourraient-ils pas cohabiter ? Ne conviendrait-il pas d’interroger l’échelle intermédiaire de l’aménagement du territoire et de la planification afin de mesurer les potentialités de transition énergétique urbaine ou rurale ? L’action sur les systèmes techniques ne passerait-elle pas aussi par une revalorisation efficace des connaissances et savoir-faire locaux ? Ne peut-on pas croire que l’insignifiance de l’échelle individuelle ait un impact significatif à l’échelle collective ?
Si toute activité humaine entraîne une consommation d’énergie, la façon dont les hommes maîtrisent celle-ci est au fondement de nos modes de vie et de l’organisation de nos sociétés. L’ouvrage se compose de trois parties mettant en évidence la diversité géographique et thématique des leviers possibles du changement autour d’une question centrale : comment réussir la transition énergétique ?
La première partie permet d’interroger la mise en œuvre opérationnelle locale de la transition énergétique et ses limites dans la réponse qu’elle apporte à la crise environnementale globale. La seconde propose une vision prospective de ce que devrait être la transition énergétique en développant des pistes prenant en compte l’individu, la technologie et l’épaisseur du territoire. Sont exposés, dans la dernière partie de l’ouvrage, des scénarios régionaux de sobriété énergétique et de transformations sociétales axés sur les modes de vie et de société afin de réduire notre dépendance à l’énergie.
Introduction
Patrick Farges
Anne-Marie Saint Gille
Le journal Neue Bahnen entre 1866 et 1870 : un lieu d'expérimentation pour de nouvelles stratégies féministes
Alice Primi
La fabrique des intellectuelles. Minna Cauer, Anita Augspurg et Lida Gustava Heymann
Anne-Laure Briatte-Peters
Féminisme, pacifisme : même combat ? La place de Bertha von Suttner dans le débat
Marie Claire Hoock-Demarle
Les féministes allemandes actrices du pacifisme pendant la Première Guerre mondiale
Anne-Marie Saint-Gille
Mouvement völkisch et féminismes en Allemagne. Une approche intersectionnelle à partir de l’exemple de Sophie Rogge-Börner (1878-1955)
Jennifer Meyer
Révolutionnaires d’hier et d’aujourd’hui : l’ambiguïté des références à la Révolution française chez les féministes germanophones (1889-1914)
Jean-Numa Ducange
« Frauen von Format » ? Les féminismes allemands et les nouveaux médias (photographie et film) dans les années 1920.
Véronique Dallet-Mann
« L’Allemand qui fume avec suffisance sa pipe » : regards croisés entre féminismes américain et allemand entre 1848 et le début du XXe siècle
Hélène Quanquin
Internationalisation ou dialogue de sourds ? Négociations transnationales autour du premier Congrès international du droit des femmes de 1878
Annette Keilhauer
L’Institut de Magnus Hirschfeld et le féminisme
Agathe Bernier-Monod
Masculinités et « masculinisme » ? (1880-1920)
Patrick Farges