Ce livre est la première analyse globale de la recherche sur l'interprétation de conférence parue à ce jour. Rédigé par un interprète de conférence et universitaire réputé dans le milieu traductologique et très informé sur les recherches en cours de par le monde, il aborde dans un style direct et avec une abondance d'informations des questions thématiques et méthodologiques fondamentales dont la portée dépasse l'interprétation pour déborder sur la traduction et l'enseignement des langues, ainsi que sur la communication linguistique de manière plus générale. L'ouvrage commence par une analyse historique de la recherche sur l'interprétation depuis ses débuts, dans les années cinquante. L'auteur souligne qu'en raison de l'absence de travaux empiriques, qu'il explique par des facteurs professionnels et sociologiques, la connaissance de l'interprétation n'a pas beaucoup progressé jusqu'ici, y compris dans le domaine de la formation, d'où la nécessité de recourir davantage à la recherche empirique, avec davantage de communication et d'interdisciplinarité. A l'appui de sa thèse, il présente ses modèles d'Efforts, fondés sur des concepts développés par les psychologues cogniticiens et les psycholinguistes, qui expliquent les difficultés récurrentes et limites de l'interprétation. Il montre toutefois, à travers l'exemple de l'analyse des stratégies et tactiques des interprètes, que certains résultats peuvent être obtenus par une observation systématique sans bagage scientifique préalable. Par ailleurs, dans son analyse de la qualité du travail, il montre que les auditeurs de l'interprète en conférence sont assez mal placés pour juger de la qualité de la prestation de celui-ci. A travers son 'modèle gravitationnel de la disponibilité linguistique', l'auteur explique explique en quoi les besoins lignuistiques des interprètes diffèrents de ceux des traducteurs, et propose quelques idées pour le perfectionnement linguistique. Le dernier chapitre du livre est un regard méthodologique sur les possibilités en matière de recherche sur l'interprétation, et comporte des suggestions stratégiques.
Introduction
Première partie
La Grande Peur ouvrière
Chapitre 1
La révélation de 1848
De la misère à la violence
La République et le travail
Le Nord en République
Les ateliers de travail du Nord
Le retour de la crise et la marche à l'Empire
Un embryon de syndicalisme
Chapitre 2
L'instabilité du travail
Le rail, moteur de l’industrialisation
Les mutations techniques et leurs effets sur le travail
Des crises à répétition
La justification patronale : du libre-échange à l’avarie « volontaire »
Chapitre 3
Les conséquences du sous-emploi
La misère dans tous ses états
La répression du « gibier de prison »
Un facteur criminogène
La bienfaisance privée, l’assurance ou l’assistance publique
Deuxième partie
Réactions et mobilisations ouvrières
Chapitre 4
De la machine à l’étranger : la recherche de coupables
Le double visage du machinisme
Xénophobie ou expression de la misère ?
Chapitre 5
Structuration et opposition du milieu ouvrier
La grève, un premier symptôme d’organisation
L’affirmation syndicale
Les stratégies syndicales face au sous-emploi
Vers la contractualisation
Chapitre 6
Premiers essais d’organisation des sans-travail
L’impulsion parisienne
Les traits spécifiques du Nord
Troisième partie
Un nouvel enjeu politique
Chapitre 7
La question du régime
Un empereur populaire
Un vote sous pressions
Une transition difficile vers la République
L’espérance boulangiste
Chapitre 8
Le travail dans l’argumentation électorale
Les socialistes et les sans-travail
Les tentatives nationalistes
Conclusion
Sources
Bibliographie
Index